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DJEKOU ADEH (Nouvelles du village)

IL ÉTAIT UNE FOIS, UNE MARGUERITE

Déjà traduit en : Français

"Je suis une marguerite dans un champ de marguerites ", pensait la fleur.

"Au milieu des autres, il est impossible de remarquer ma beauté."

Un ange entendit sa pensée et commenta : "Mais tu es très belle !"

-Je veux être unique !

Pour ne plus entendre de plaintes, l'ange la transporta jusqu'à la place

d'une ville.

Quelques jours plus tard, le préfet s'y rendit avec un jardinier, pour réformer

l'endroit.

"Ici, il n'y a rien d'intéressant. Retournez la terre et plantez des

géraniums.

- Une minute», s'écria la marguerite. "Si vous faites cela, vous allez me

tuer !

- S'il y en avait d'autres comme toi, nous pourrions faire une belle décoration

», répondit le préfet. Mais il est impossible de trouver des marguerites

dans les alentours, et toi, toute seule, cela ne fait pas un jardin.»

Aussitôt il arracha la fleur.

IL ÉTAIT UNE FOIS, UNE MARGUERITE

Ménages, entreprises, lieux de divertissement : LES IVOIRIENS SE PREPARENT A ACCUEILLIR LA CAN

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Les plus grandes nations du football africain croiseront le fer du 10 au 30 janvier prochain en Angola, à l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2010). A moins d’une semaine de cette fête du sport-roi, les ivoiriens se préparent. Des ménages aux commerces en passant par les entreprises, chacun s’organise tant bien que mal pour ne rater aucune miette de cette grand-messe d’envergure continentale.

Dans les ménages, c’est le retour des fêtes de fin d’années, avec son corollaire de « menaces » sur le budget du mois de Janvier. Mais il en faudra plus pour décourager M. Konaté Ibrahim, cadre dans une société de solutions informatiques, résidant dans la commune de Yopougon quartier SOPIM. Mordu de football, l’homme a mis toutes les chances financières et logistiques de son côté. « J’adore ce côté ambiance, ce côté festif de la CAN, affirme-t-il. Ce n’est pas tous les jours la CAN. Aussi, cette année ai-je constitué un petit budget qui me permettra de recevoir mes amis à la maison, afin de suivre les matches dans un cadre convivial et sans trop de dépenses inconsidérées ». Propos qui ne sont pas tellement du goût de son épouse, Rékiatou Konaté, qui voit pointer à l’horizon une charge supplémentaire en termes de travaux ménagers. « On voit que ce n’est pas vous qui allez vous « taper » la cuisine et le ménage, martèle-t-elle, pince-sans-rire. Mon mari adore recevoir du monde, et c’est toujours moi qui en paie le prix ! » Confie madame Konaté les yeux au ciel.

Et puis, il y a ceux comme M. Hilaire Gnali, analyste crédit dans une banque de la place, qui prévoient de souscrire à un abonnement aux chaînes du câble, à condition d’être rassurés sur la qualité de la prestation de l’équipe nationale. « Madame la journaliste, vous connaissez les Eléphants, ils sont toujours là où on les attend le moins. Surtout avec l’absence des joueurs de talents comme N’dri Romaric et autres. En tout cas, j’attends de voir d’abord le visage qu’ils vont nous présenter». Si les Eléphants passent le cap des quarts de finale, M. Gnali envisage de souscrire, comme il se l’était promis, à un abonnement aux chaînes du câble pour un confort audiovisuel encore plus optimal.

Outre les ménages, les entreprises saisissent l’opportunité de la CAN afin de faire du chiffre. La principale entreprise de vente de programmes proposés par les chaînes du câble en Côte d’ivoire, qui vient justement de lancer son offre pour le mois de Janvier, mise d’ailleurs sur tous ses téléspectateurs friands de football. Un dispositif « exceptionnel » leur est offert sur les antennes : l’intégralité des matches retransmis, les plus beaux matches en Haute définition, des interviews et réactions à chaud, ainsi que des sujets exclusifs dans les émissions dédiées entièrement au football… Ceci, histoire de mettre le client « au cœur de l’action », révèle Jean-Christophe Ramos, Directeur général de Canal +, et rédacteur en chef du magazine mensuel du même nom dans son éditorial du mois de Janvier.

Les entreprises de presse, elles aussi, terminent de régler les derniers points relatifs au départ de leurs envoyés spéciaux en Angola. C’est le cas du journal Stades d’Afrique, dont les lecteurs pourront bientôt se délecter des reportages des deux envoyés spéciaux dépêchés sur place. A la télé et à la radio, les réclames et autres annonces presse commencent à envahir l’espace audiovisuel ivoirien. Naturellement, une bonne performance des Eléphants augmenteraient l’audience des émissions et autres espaces consacrés au sport, et partant, l’engouement des annonceurs.

Dans les autres commerces, les commerçants se frottent déjà les mains, après une période de fêtes de fin d’année dont les recettes ont été mi-figue, mi-raisin.

Les vendeurs d’appareils électroménagers neufs ou d’occasion espèrent commencer l’année en beauté. Mohamed Bachir, commerçant d’origine nigériane installé dans la commune d’Adjamé non loin de l’institut Sacré-Cœur, commercialise des téléviseurs d’occasion. A une semaine à peine du rendez-vous africain, il a reçu six à sept téléviseurs à réparer, dont deux provenant de la périphérie d’Abidjan, pour l’un, et de la localité d’Ehania (région d’Aboisso) pour l’autre.

Les tenanciers d’espaces gastronomiques et/ou de détente ont, enfin, déjà commencé à penser leur logistique pour l’événement. Pour la plupart, les installations utilisées pour les fêtes de fin d’année serviront à honorer les rendez-vous de la CAN. La majorité des établissements retransmettront l’intégralité des matches de la compétition. Avec un point d’honneur sur les rencontres de l’équipe de Côte d’ivoire, qui seront agrémentées de spectacles et divers autres services annexes. Mais la prudence demeure, cependant, pour le moment, maîtresse de leurs opérations. Tout dépendra de la performance des Pachydermes. « On est supporter, mais on ne se laissera plus surprendre par l’euphorie ambiante. Le business d’abord, car après la CAN, il y a quand même une vie ! », conclut M. Dally, restaurateur et propriétaire d’un bar situé dans la commune de Cocody, le long de la Rue des Jardins.

Ghislaine ATTA

ghislaine.atta@fratmat.info

Ménages, entreprises, lieux de divertissement : LES IVOIRIENS SE PREPARENT A ACCUEILLIR LA CAN

Pourquoi l’alliance se porte sur l’annulaire ?

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L’annulaire est le quatrième doigt de la main.

On l’appelle annulaire, car c’est le doigt sur lequel on porte le plus souvent les anneaux et les bagues, et notamment l’alliance, le symbole du mariage.

Mais pourquoi l’alliance se porte-t-elle sur l’annulaire ?

Pour répondre à cette question, on se tourne vers l’Asie, où il y a une belle et convaincante explication donnée par les chinois.

Dans cette explication chacun de vos doigts représentera une ou plusieurs personnes :

Le Pouce représente vos parents.

L’Index (second doigt) représente vos frères et sœurs.

Le Majeur vous représente (c’est celui du milieu).

L’Annulaire représente votre partenaire.

L’Auriculaire (le plus petit) représente vos enfants.

Tout d’abord, coller vos mains paume contre paume, ensuite plier les doigts du milieu pour les mettre dos à dos.

Les extrémités des 3 autres doigts et du pouce sont ouvertes et collées, comme le montre dans la photo.

Maintenant, essayez de séparer vos pouces (vos parents): Ils vont s’ouvrir, parce que vos parents ne sont pas destinés à vivre avec vous tout au long de votre vie, et doivent vous quitter tôt ou tard. Recoller vos Pouces.

Séparer vos Index (vos frères et sœurs).

Ils vont aussi s’ouvrir, parce que vos frères et sœurs auront leurs propres familles et leurs propres vies. Recoller vos Index.

Essayer de séparer vos petits doigts (vos enfants). Ils s’ouvrent aussi, parce qu’un jour vos enfants vont grandir, se marier, s’installer dans leur propre maison et gérer leur vie. Recoller vos auriculaires.

Enfin, essayer de séparer vos annulaires (votre femme/votre mari). Vous allez être surpris, car vous n’y arriverez pas. Le mari et la femme sont réunis par un lien sacré et doivent rester ensemble toute leur vie pour le meilleur et le pire.

Quelle belle théorie de l’amour !

Pourquoi l’alliance se porte sur l’annulaire ?

En partance pour une tournée politique samedi 28/11, le véhicule de Jacqueline OBLE fauche un paysan

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En partance pour une tournée politique samedi 28/11, le véhicule de Jacqueline OBLE fauche un paysan
Jacqueline L. OBLE, candidate à la présidentielle en Côte d'Ivoire

En partance pour une tournée politique à Zuénoula le samedi 28 novembre, le véhicule de Jacqueline Lohouès Oble percute violemment un paysan sur l’autoroute au niveau d’Elibou. Le nommé Konan Kouadio Marius n’a pas survécu à cet accident malheureux qui l’a emporté. Très sensible à cette triste situation, la candidate à la présidence de la République est revenue sur ses pas pour compatir à la douleur de la famille éplorée. C’est dans cette atmosphère lourde qu’elle a dû poursuivre son chemin, avec la promesse de revenir voir la famille endeuillée.

ADAMA DAHICO, CANDIDAT...

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ADAMA DAHICO, CANDIDAT...

L'humoriste Dolo Adama, dit "Adama Dahico" a été jugé apte à se présenter à la magistrature de la Côte d'ivoire. Stratégie de manipulation? initiative à saluer? Que vous inspire cette candidature?

Votre avis m'intéresse!

Côte d'ivoire: Voici la liste définitive des candidats à la présidentielle

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Côte d'ivoire: Voici la liste définitive des candidats à la présidentielle

Le Conseil constitutionnel, dirigé par M. Yao Paul N'dré a publié ce vendredi 20 novembre, la liste des candidats à la prochaine présidentielle ivoirienne.

Candidatures validées

1.Koudou Gbagbo Laurent

2.Henri Konan Bédié

3.Alassane Dramane Ouattara

4.Albert Mabri Toikeusse

5.Francis Vangah Wodié

6.Anaky Kobena

7.Jacqueline Ghislaine Lohouess Oble

8.Dolo Adama dit Adama Dahico

9.Gnanmien Konan

10.Akoto Yao Felix

11.Konan Kouadio Siméon

12.Tohou Henri

13.Enoh Aka N’douba

14.Tagoua Nynsémon Pascal

Candidatures rejetées

1.Boagnon Breighuei charles

2.Goba David

3.Coulibaly Nablé Yaya

4.Gaha Dégna Hippolyte

5.Guédé José Abel

6.Kéita Tiémoko

Accros du boulot: ATTENTION AU STRESS...!

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Faites attention au stress parce que : «Mieux vaux arriver en retard dans ce monde... qu'en avance dans l'autre.»

01 - Un accro du boulot n'a pas de chambre..... Il a un bureau !

02 - Un Accro du boulot n'a pas d'amis........ Il a des contacts !

03 - Un accro du boulot n'a pas de vie personnelle............ Il a une carrière !

04 - Un accro du boulot n'a pas de rêves.......... Il a des projets !

05 - Un accro du boulot ne fait pas de rencontres....... Il a des réunions !

06 - Un accro du boulot ne prend pas de bières....... Il prend des décisions !

07 - Un accro du boulot ne fait pas l'amour........ Il se déstresse !

08 - Un accro du boulot ne navigue pas sur Internet... Il fait des recherches !

09 - Un accro de boulot ne connait pas le dimanche........ Il fait des extras !

Agressions à abidjan: prenez garde!

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Agressions à abidjan: prenez garde!
Prenez garde!

Côte d'ivoire/Couverture médiatique des élections : LES CONSIGNES DU C.N.C.A.

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Côte d'ivoire/Couverture médiatique des élections : LES CONSIGNES DU C.N.C.A.

DECISION N°2009-05 du 30 octobre 2009 relative au traitement de l'information sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti)

Le Conseil national de la communication audiovisuelle,

Vu la loi n°2004-644 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la communication audiovisuelle;

Vu le décret n° 2006-278 du 23 août 2006 portant organisation et fonctionnement du conseil national de la communication audiovisuelle;

Vu la convention générale pour l'exploitation d'un service de radiodiffusion et le cahier des charges liant l'Etat de Côte d'Ivoire à la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti) ;

Vu les recommandations n° 2009-001 du 08 avril 2009 relatives au traitement de l'information sur les antennes de la Rti;

Vu le procès-verbal de la séance de travail du mardi 27 octobre 2009 entre le Cnca et la Rti;

Le collège des conseillers, délibérant en sa séance du mercredi 28 octobre 2009,

Article 1er constate:

1) sur la période du 15 au 25 octobre 2009, des déséquilibres dans le traitement des informations à caractère politique dans les journaux télévisés et parlés de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), notamment, en ce qui concerne le temps d'antenne et l'agencement des reportages consacrés à la couverture médiatique des activités des candidats déclarés, des partis et groupements politiques et leurs soutiens engagés dans la compétition électorale du 29 novembre prochain;

2) le retard dans la diffusion de certains reportages et autres éléments filmés se rapportant aux activités de candidats déclarés à l'élection présidentielle de 2009, de partis politiques et d'organisations de soutien;

3) le silence des médias de service public sur une partie de l'actualité politique nationale.

Article 2 : relève

1) que l'affichage de la liste provisoire des électeurs, devant marquer l'ouverture officielle de la précampagne, conformément aux dispositions de l'article 30 de l'ordonnance n°2008-133 du 14 avril 2008 portant ajustement au code électoral pour les élections de sortie de crise, n'est pas encore effectif;

2) qu'en dépit de cette situation, les candidats déclarés à l'élection présidentielle, les partis, groupements politiques et les organisations qui les soutiennent développent des activités de précampagne sur l'ensemble du territoire national en vue du scrutin présidentiel;

3) que le Conseil national de la communication audiovisuelle, constatant cette situation de fait, se doit de garantir, pour une période transitoire, les règles d'accès et de traitement équitable des partis politiques, des candidats déclarés à l'élection présidentielle et les organisations de soutien aux médias de service public, conformément aux dispositions de la loi n° 2004-644 du 14 décembre 2004 portant régime juridique de la communication audiovisuelle.

Article 3 : décide:

1) qu'a compter de la date de signature de la présente décision, les règles d'accès équitable aux médias de service public s'appliquent à tous les candidats déclarés à l'élection présidentielle et ayant fait acte de candidature, aux partis politiques et aux organisations qui les soutiennent, conformément aux dispositions de la loi susvisée.

2) que les journaux télévisés et parlés ne peuvent comporter plus de deux (02) éléments consacrés à un candidat déclaré, un parti politique ou une organisation de soutien du même bord;

3) que les reportages sur les partis politiques soient traités dans le même format, sans aucune distinction;

4) que tous les éléments filmés par la Rti dans le cadre d'une couverture médiatique soient programmés et diffusés, sur les antennes, dans un délai qui n'excède pas 72 heures.

5) qu'au-délà de 72 heures, des explications soient données aux organisateurs et des précisions aux téléspectateurs au moment de la diffusion des éléments filmés;

6) que l'acceptation, par la Rti, des éléments non filmés par ses soins, respecte une procédure connue de tout le monde et dûment homologuée par la Direction générale;

7) que les spots publicitaires à caractère politique contenant des slogans de campagne sont interdits sur les antennes des médias publics et privés;

8) que ces dits spots se limitent désormais à l'annonce d'événements;

9) que la diffusion de ces spots n'excède pas trois (03) passages par jour et par candidat ou parti politique et leurs soutiens;

10) que le Conseil demeure saisi de toutes les questions pouvant découler de l'inobservance des présentes dispositions.

Article 4 : la présente décision qui prend effet à compter de sa date de signature, sera publiée au Journal Officiel de la République de Côte d'Ivoire.

Fait à Abidjan, le 30 octobre 2009

Pour le CNCA

Le Président Franck Kouassi Anderson

La galère des femmes actives: BELLES, RICHES ET POURTANT SI SEULES !

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Leur point commun : la réussite professionnelle. Elles exercent chacune un travail plus que bien rémunéré, et possèdent par conséquent une surface financière plus que confortable...l’idéal, pourrait-on dire. Pas pour elles. Et elles sont unanimes sur ce point : la vie aurait été encore meilleure, si elles avaient…un compagnon.

Le teint clair, une chevelure abondante et frisée, de grands yeux en amande et un sourire qui laisse apparaître sa blanche dentition, Mariétou B., du haut de son mètre soixante quinze ne laisse personne indifférent. Cette fonctionnaire internationale de 38 ans aux traits peulh vient une fois de plus d’obtenir une promotion. Et pourtant, la bonne nouvelle la laisse indifférente. « Travailler, je ne fais que cela. C’est tout simplement le fruit de mon labeur » justifie-t-elle. L’on se rend alors bien vite compte que ses préoccupations sont d’un tout autre ordre. « Personne ne peut comprendre le vide que je ressens souvent, se lamente-t-elle. Avec qui vais-je me réjouir de ma promotion ? J’ai une situation que beaucoup envient pour la plupart, c’est vrai. Mais après, que me reste-t-il ? », confie-t-elle, le regard vide, lors d’un rendez-vous qu’elle nous accorde dans son luxueux bureau logé au sein d’une institution internationale basée à Abidjan. Célibataire à 38 ans, Mariétou B. attribue, en plus de son extrême mobilité, une autre raison à sa solitude. Diplômée d’une prestigieuse université anglosaxone, Mariétou B. a été fortement ‘encouragée’ par ses parents depuis sa plus tendre enfance à n’avoir en ligne de mire que les résultats scolaires, puis universitaires à atteindre. Légitime pour tout parent qui se respecte. Tous les moyens ont donc été utilisés à cette fin, les plus humiliants en premier. « Jusqu’à ce que je quitte le toit familial à 27 ans, mon père prenait un malin plaisir à humilier tous les amis du sexe opposé qui se risquaient à me rendre visite. L’un d’entre eux s’est même retrouvé un jour au commissariat ! se remémore-t-elle. Après 30 ans, tout a commencer à se compliquer, puisque pratiquement tous les hommes susceptibles de m’épouser avaient une vie de couple. Ils vivaient maritalement ou alors ils étaient mariés, raconte-t-elle.

Prisca K. Haut responsable dans une entreprise de téléphonie mobile. Dynamique, débordante de charme et d’énergie, cette jeune dame de 31 ans, au style ultra moderne, a à son actif une solide expérience professionnelle, malgré sa jeunesse. Ce qui lui vaut le respect de ses congénères. Petit tour à Grand-Bassam. C’est dans un hôtel chic sur le front de mer que nous retrouvons Prisca K. Elle a rejoint des amis venus y séjourner. Ceux-ci l’ont invité à un week-end de rencontre organisé à l’intention des célibataires. « Mes amis cherchent par tous les moyens à me faire rencontrer ‘l’âme sœur’ » nous explique-t-elle en souriant. Mais en fait, je suis venue parce que j’avais besoin de me déconnecter un peu du boulot. Je suis surmenée par le travail, je n’ai pratiquement pas le temps pour moi ». A la question de savoir pourquoi elle est encore célibataire à 31 ans, Prisca K. s’exclame tout de suite : « les hommes ont peur de moi! » avant de pouffer de rire. « Non, je ne plaisante pas, reprend-elle plus sérieusement. Le problème avec nous, les femmes de communication, c’est que notre métier nous oblige à nous ouvrir au monde, à tout ceux qui nous entoure. Les hommes – et ils sont nombreux - pensent que nous sommes des femmes légères, indignes d’entrer dans un foyer », explique-t-elle. C’est autour d’un délicieux plat de crevettes en brochettes, que Prisca K. livre son expérience : « mes parents sont d’un naturel plutôt conciliant, aussi, n’ai-je pas eu droit à des interdictions sévères au sujet des distractions de jeunes ou au fait d’avoir un petit ami, commence-t-elle. Seulement, j’ai commencé à travailler très jeune (21 ans). Je voulais tellement assurer que j’ai volontairement choisi d’écarter tout ce qui m’éloignerait de mes objectifs de croissance professionnelle. Cela a duré six ou sept ans. Mais depuis un certain temps, le besoin d’une présence masculine dans ma vie se fait sentir, avoue-t-elle. Cela devient de plus en plus pesant, puisque presque toutes mes amies de promotion se marient de plus en plus ces temps-ci. J’ai même été la dame de compagnie de l’une d’elles ».

Malgré son naturel plutôt enjoué, Prisca K. dit parfois ressentir les affres de la solitude. «Cela fait toujours plaisir de savoir que vous comptez vraiment pour quelqu’un ». Toutefois, elle affirme ne pas s’apitoyer sur son sort : « je me prête au jeu de mes amis, mais cela ne veut pas dire que je suis désespérée, loin de là. Et en plus je suis encore jeune, non ? lance-t-elle avec un clin d’œil.

Victoire K., elle, est le prototype même de la femme dite « africaine » avec ses rondeurs bien en évidence, son teint d’ébène et ses yeux rieurs cachés sous une élégante monture de lunettes. Âgée de 40 ans, elle est cadre dans une institution bancaire de la place, où elle exerce des fonctions au plus haut sommet. Cap sur la Riviera Palmeraie. Victoire loge dans une villa de haut standing de style duplex. Nous n’aurons pas l’occasion de voir l’intérieur de la demeure, car c’est sous sa belle paillote que Victoire nous reçoit. Contrairement à nos deux premières femmes, Victoire a connu l’expérience du mariage, même si ce dernier a été de courte durée (à peine cinq ans). « Je me suis mariée assez jeune, relate-t-elle. Nous étions très heureux en tout cas », ajoute-t-elle avec un large sourire. « Deux ans après notre union, j’ai réussi à un concours interne. Cela m’a permis d’obtenir une promotion et non des moindres. C’est là que les choses ont commencé à se gâter, raconte Victoire. J’avais de nouvelles responsabilités, et il me fallait, pour les assumer, que je fasse quelques sacrifices. Cela n’a naturellement pas été du goût de mon époux. Pire, lorsqu’il a pris connaissance de mon nouveau revenu mensuel, qui atteignait presque le double du sien, monsieur est devenu distant. N’importe quelle petite incompréhension se changeait en terrible dispute, se remémore-t-elle avec mélancolie. Il finissait toujours par trouver que j’étais devenue hautaine ». Après trois années de coups, d’humiliations et de frustrations, le divorce est prononcé.

Mariétou, Victoire, Prisca… elles sont nombreuses ces femmes qui souffrent de leur statut socioprofessionnel. Terrible dilemme que celui-là pour ces femmes qui ne demandent qu’à être aimées. Quelle attitude privilégier : réussir professionnellement ou alors prendre le risque de rester célibataire à vie ?

Les églises et autres lieux de prière, restent aujourd’hui les endroits les plus fréquentés par ces femmes riches et belles, en quête d’ « onction de mariage ». D’autres, moins timorées et moins conservatrices, préfèrent se payer les services de gigolos, ces jeunes prostitués au masculin…

Ghislaine ATTA

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